Paris 2024 – Au cœur des Jeux, mes premiers ressentis

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La quinzaine olympique est sur le point de se conclure. À travers ces quelques lignes, je souhaiterais vous partager mes premières impressions sur ces Jeux Olympiques organisés en France, durant lesquels j’ai eu la chance d’être à Paris.

Au départ, un rêve

D’abord, tout remonte à l’enfance. En même temps que ma passion pour le sport se développait, je commençais à m’intéresser à tous les événements majeurs, et mes premiers souvenirs des JO remontent à Athènes 2004. À partir de là, je n’ai loupé aucune Olympiade, de Pékin en passant par Londres, Rio puis Tokyo. Toujours devant ma télévision, je suivais en quasi-intégralité toutes les épreuves, rêvant devant les exploits des athlètes et espérant y participer moi-même un jour. La naïveté de l’enfance me laissait d’abord croire que je pourrais y participer, mais bien vite, rattrapé par la réalité de mon niveau sportif, je pris conscience qu’y assister en simple spectateur serait déjà un accomplissement.

Alors, trop impatient, un rapide projet autour de Tokyo se met en place dans ma tête, mais la situation de l’époque m’oblige à revoir mes plans. Il n’y avait plus qu’à patienter et attendre 2024. La candidature de Paris ayant été retenue en 2017, je m’étais fait la promesse de ne pas louper une telle opportunité. À l’affût des moindres informations et bien organisé, mes premières places étaient sécurisées depuis mi-2023. Je savais que je ferais partie de ce que je me représentais comme une fête autour de ma passion : le sport.

Malgré le scepticisme de beaucoup, les doutes de certains, le contexte chaotique et sombre des derniers temps à tout égard, mon enthousiasme était grand. Malgré le sabotage de la ligne SNCF que j’empruntais pour me rendre à Paris au matin de la cérémonie d’ouverture et la pluie reçue comme cadeau d’accueil lors de mes premiers pas dans la capitale, mon envie de profiter de cette occasion restait intacte. Si mon arrivée au cœur des Jeux fut compliquée, j’osais espérer que c’était pour rendre encore plus savoureux la dizaine de jours qui se présentaient face à moi.

Qui devient réalité

Et ce qui n’était qu’un souhait s’est transformé en réalité, au-delà même de mes espérances. Malgré une première, mais dernière, perturbation sur une ligne de métro que j’empruntais le premier jour des épreuves, le reste ne fut que délectation. De Paris à Lille, en passant par Villepinte ou encore Vaires-sur-Marne, j’ai pu profiter de cette ambiance si particulière qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. Bien que fausse, la formule souvent entendue récemment « Les Jeux Olympiques à Paris, ce n’est que tous les 100 ans » et la tournure qu’a finalement prise ce séjour olympique me font prendre conscience que mon absence n’aurait été que source de regrets éternels.

J’emporte avec moi de nombreux souvenirs, peu matériels au vu des prix indécents pratiqués dans la boutique officielle, mais plutôt remplis d’émotions. De mon premier jour au Stade de France avec la victoire de l’équipe de France de rugby à 7 jusqu’à mon dernier jour, à Lille, avec l’élimination en quart de finale de l’équipe de handball masculine française, je peux dire que j’ai vécu les extrêmes. Je n’aurais jamais pensé m’enflammer pour du tir à l’arc, sous la chaleur accablante des Invalides, mais la présence des Français jouant pour une médaille d’or a tout fait basculer.

De site olympique en site olympique, de jour en jour, les choses se répétaient pour le meilleur : une ferveur incroyable, des gens réunis pour une même cause, la célébration du sport et des athlètes, et une ville dédiée à cela. Paraît-il que d’ordinaire, tout n’y est pas si rose, mais sur l’instant, comment ne pas en profiter ? Laissons aux rares aigris la bêtise de se plaindre même quand tout va bien.

Enchanté par cette parenthèse, j’ai même décidé de prolonger quelque peu le séjour. Face à moi s’offraient beaucoup d’opportunités que j’ai su saisir jusqu’au bout : 14 événements cochés, de Pierre Mauroy à Roland-Garros, avec une rencontre impromptue avec Carlos Alcaraz, en passant par le Stade de France puis par l’éphémère Club France, autant de lieux qui ont marqué et marqueront l’histoire de ces Jeux et du sport en général. Et pour moi, la possibilité de dire que j’en étais.

Jamais rassasié, j’aurais aimé pouvoir aller faire un tour à la Défense Arena pour suivre les exploits de Léon Marchand, me rendre au Grand Palais pour notamment célébrer les médailles françaises en escrime, mais il est difficile de tout faire. Il a fallu faire des choix et en tant que spectateur aussi, tout cela reste du sport. Les allers-retours quotidiens, plusieurs fois par jour, parfois loin (Vaires-sur-Marne, aussi inaccessible qu’inintéressant, désolé l’aviron, mais le constat est cruel), génèrent beaucoup de fatigue. Mais s’il est des fatigues que l’on regrette, celle-ci a plutôt le goût d’un sentiment d’avoir participé à quelque chose de grand, d’immanquable pour un passionné de sport.

Malheureusement, depuis la fin de semaine, la parenthèse s’est refermée, au moins à moitié. Le manque se fait sentir, pas celui du Coca à 6,50 € des buvettes des sites olympiques, mais celui de ne plus faire partie de cette fête. Comme traitement de sevrage, j’ai pu profiter des derniers moments devant ma télévision, aux bons souvenirs de toutes ces précédentes Olympiades. La différence ici, c’est que cette fois, par exemple devant les images de la finale France-Norvège de handball féminin, je peux dire : « Il y a trois jours, j’y étais. » Alors demain, quand tout sera fini, j’emporterai avec moi le souvenir d’avoir pu participer à un événement dont j’ai toujours rêvé.

Le vide et le spleen que tous les passionnés ressentent au lendemain des grands événements, j’essaierai de les combler en partageant ici-même, sur ce blog, des analyses plus complètes et ciblées que ces premiers mots que vous venez de lire.

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