Paris 2024 – Au coeur des Jeux, toute une organisation

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Unanimes. Les avis sont unanimes. L’organisation de ces Jeux Olympiques a été, dans l’ensemble, une grande réussite. Toutes les conditions étaient réunies pour pouvoir profiter de l’expérience, qu’elle soit télévisuelle ou présentielle. Et justement, pour vivre de l’intérieur ces JO, il fallait nécessairement que les organisateurs soient à la hauteur mais qu’aussi, à titre personnel, tout soit bien préparé. Retour donc sur les grandes étapes qui m’ont permis de vivre différentes épreuves de Paris 2024.

Une histoire d’anticipation

Retour en arrière. Pour être certain de pouvoir assister à des épreuves de Paris 2024, il fallait être prêt depuis 2022. Au cours de cette année, l’inscription au tirage au sort de la billetterie a été ouverte, billetterie qui, elle, débutera en février 2023. Le système est simple : en s’inscrivant au tirage au sort, on obtient alors une chance d’être retenu, avec un créneau horaire défini, pour pouvoir se rendre sur la billetterie en ligne et y faire ses achats.
La billetterie avait lieu en 3 phases :

  • Février 2023, durant 15 jours, ouverture de la billetterie avec achat de pack : possibilité de se créer des packs, composés chacun de 3 épreuves, dans la limite de 10 packs par personne.
  • Mai 2023, durant 15 jours, réouverture de la billetterie, avec achat de places individuelles – pas besoin de composer de pack – dans la limite de 30 places par personne.
  • À partir de fin 2023, ouverture totale de la billetterie avec l’ensemble des places – moins celles déjà achetées durant les deux premières phases -, ré-alimentée au fur et à mesure par l’organisation.

C’est pour les deux premières phases qu’un système de tirage au sort était présent. Selon le tirage, l’acheteur se voyait confier un créneau de 48 heures durant lequel il avait accès à la billetterie. Il fallait donc prier pour être tiré au sort, mais surtout, si possible, obtenir l’un des premiers créneaux de 48 heures. Comme pour toute billetterie, premier arrivé, premier servi. Par exemple, lors de cette première phase, j’ai été tiré au sort, mais le créneau mis à disposition était très tardif, 10 jours après que les premiers acheteurs ayant eu plus de chance aient pu accéder à la billetterie. Je n’ai donc rien pris, préférant attendre les autres phases, prédisant que j’aurais plus de chance.

Pour mettre toutes les chances de mon côté, et ayant compris le comportement des gens lors de la première phase (acheter le plus vite possible, presque dans la panique), j’ai anticipé la future phase en me constituant un calendrier précis des épreuves et en sélectionnant précisément celles que j’aimerais voir. Le jeu est de faire attention à la répartition géographique et horaire des épreuves.

Cependant, ma prédiction fut fausse pour cette seconde phase, obtenant là encore un créneau tardif. Mais j’ai pu profiter du créneau d’un ami me permettant d’accéder à la billetterie dans les 48 premières heures de son ouverture. J’ai alors pu faire mes premiers achats pour sécuriser quelques places pour être sûr de faire partie de la fête.

J’ai quand même pris le parti de ne pas dépenser tout mon budget lors de cette phase, ayant eu vent que finalement, peu de places étaient mises en vente lors de ces premières phases et que la plupart des événements resteraient accessibles lors de la dernière phase et jusqu’à quelques jours des Jeux. Une communication avait été aussi faite concernant une plateforme d’achat-revente.

Et de budget

Ainsi, au cours de l’année 2024 et jusqu’à quelques jours de l’ouverture de Paris 2024, j’ai pu me constituer un ensemble de 11 places pour assister à des épreuves. Au jeu du calendrier, j’ai essayé de répartir les épreuves sur une dizaine de jours en mixant aussi les différents sports, de ceux qui m’attiraient le plus à d’autres où le tarif des places et ma curiosité m’ont guidé.

Et puisque je viens de l’évoquer rapidement, revenons dessus : le budget. Vous avez certainement entendu parler des « Jeux pour tous », comprendre par là « tous les budgets ». S’il est vrai que certaines places étaient proposées à des tarifs abordables, vous aurez compris qu’au jeu du tirage au sort, beaucoup, dont moi, n’ont pu en profiter.

Personnellement, j’avais décidé depuis longtemps de consacrer un budget important à l’événement. J’ai aussi pu profiter d’un hébergement gratuit sur Paris. Mais pour pouvoir profiter pleinement des Jeux, il faut être honnête et reconnaître qu’il fallait pouvoir y dédier une somme importante. En définitive, voici l’ensemble des événements auxquels j’ai pu assister et les prix associés :

  • Rugby à 7 – Phase finale : 145 €
  • Judo – Phase finale (repêchage, demi, finale homme) -66 kg, femme -52 kg : 245 €
  • Tir à l’arc – Phase finale (quart, demi, finale) par équipe hommes : 95 €
  • Basketball – Phase de poules homme, Grèce-Espagne et Canada-Australie : 150 €
  • Boxe – Phase à élimination avec 12 combats : 150 €
  • Handball – Phase de poules femme, Hongrie-Espagne et France-Angola : 100 €
  • Aviron – Phase finale de plusieurs catégories : 50 €
  • Beach-volley – 3 matchs de poules femme et homme, dont la France H : 50 €
  • Athlétisme – Séries féminines du 800 m, série du 4×400 m mixte, épreuves décathlon, série du disque féminin, finale homme du 10 000 m : 85 €
  • Tennis – Finale et petite finale double hommes, finale femmes, petite finale hommes : 185 €
  • Handball – Quart de finale hommes, France – Allemagne : 150 €

Au total, 1 405 € dépensés pour assister à 11 événements répartis sur 14 jours. S’ajouteront à cela deux événements gratuits (cyclisme sur route et triathlon en relais mixte) et une après-midi au Club France (5 €).

C’est un coût très important, mais à la hauteur de ma passion. Heureusement, cependant, que je n’ai pas eu à payer pour un logement, auquel cas, d’après mes estimations, le coût aurait doublé (et sans se loger dans un palace).

À ces dépenses, il faut bien entendu ajouter tout le reste, comme l’alimentation, mais je mange aussi le reste de l’année, et surtout les transports.

Puis des déplacements

De ce côté-là, c’est aussi une affaire d’organisation et de budget. Concernant le dernier point, et d’un point de vue personnel, cela se résume simplement avec :

  • Un aller-retour en TGV à Paris : 160 €
  • 20 tickets de métro (achetés avant le passage de leur prix à 4 €) et un pass RATP Paris 2024 pour 3 jours : 80 €
  • 2 aller-retour à Lille en TGV : 150 €

Une fois sur place, muni de tous les billets et tickets, tout repose sur l’organisation des transports existants ou mis en place pour l’occasion. Et il faut dire que tout était bien rôdé. Dans chacun des transports habituels (métro, RER), tout était indiqué pour rejoindre les sites d’épreuves. De nombreux bénévoles ou agents RATP étaient aussi présents pour aiguiller les spectateurs.

Dans le métro, des indications spéciales JO sont présentes

Malgré cela, la dispersion des sites dans Paris et ses alentours fait que les durées de transport étaient parfois longues. Depuis mon logement, les temps pour un trajet étaient de :

  • 1 h pour se rendre à Villepinte via métro + RER (boxe)
  • 2 h pour se rendre à Pierre-Mauroy via TGV puis navette bus gratuite (basketball et handball)
  • 45 minutes via métro pour se rendre au Stade de France (rugby et athlétisme)
  • 20 minutes à pied pour se rendre à l’Arena Paris Sud (handball)
  • 1 h 45 pour se rendre à Vaires-sur-Marne via RER + navette bus gratuite (aviron)
  • 30 minutes pour se rendre à l’Arena du Champ de Mars via métro (judo)
  • 20 minutes pour se rendre aux Invalides via métro (tir à l’arc)
  • 1h pour se rendre au Club France via métro
Depuis la sortie du RER, direction les navettes pour se rendre au site nautique de Vaires-sur-Marne

Qui méritera comparaison

Ma conclusion personnelle est que pour profiter au mieux de l’événement, la clé est la convergence de deux choses : la bonne organisation personnelle et la bonne organisation par les responsables de l’événement.

Pour Paris 2024, de la billetterie jusqu’à la gestion des transports, tout était bien en place et facile d’usage. Mais si j’ai écrit cet article, c’est surtout pour garder une trace de toutes les différentes informations qui y figurent. Je ne sais pas comment le futur s’écrira, mais si j’ai la chance d’assister à d’autres Jeux Olympiques, cette trace écrite me permettra de venir faire une comparaison.

Par exemple, pour Los Angeles, ville 11 fois plus étendue que Paris dans un pays où les infrastructures ne sont pensées qu’autour de la voiture, qu’en sera-t-il de la question des transports ? J’espère avoir la chance de répondre à cette question en 2028.

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