Itinéraire de la semaine – 21 octobre

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Comme chaque semaine, retour sur trois faits marquants de l’actualité sportive, deux découvertes média (podcast, lecture, vidéo, …) et un débat ou une prise de position qui ont attiré mon attention.

3 faits marquants

Fourcade X Jo 2030

Cela me paraissait une évidence. Mais jusqu’à la semaine dernière, il restait indécis. Enfin, Martin Fourcade a annoncé sa candidature à la présidence du comité d’organisation des JO d’hiver 2030 en France.

La ressemblance avec Tony Estanguet est frappante. Ancien champion olympique, capable de s’intéresser à des sujets au-delà des frontières du sport, il possède, selon moi, les qualités pour réussir.

Connu du grand public, cela pourrait lui faciliter la tâche pour faire connaître et valoriser les actions qu’il aura à entreprendre.

Cependant, revers de la médaille, il devra être prêt à assumer les débats et polémiques, notamment autour des questions écologiques. Sa prise de position sur ce sujet lors des JO 2022 de Pékin n’a pas été particulièrement convaincante.

Hirscher, le retour

Il y a des sports que je connais assez bien pour citer les têtes d’affiche, mais pas assez pour maîtriser l’ensemble des participants. Le ski alpin en fait partie.

Alors, quand les superstars de ce sport font parler d’elles, cela me donne envie d’y jeter un œil. Et pour l’ouverture de la saison de Coupe du monde de ski, c’était le retour de Marcel Hirscher qui était annoncé.

Il y a eu quelques polémiques : entre son changement de nationalité sportive, de l’Autriche aux Pays-Bas, et la wild card qui lui a été accordée, il semble que le milieu du ski n’ait pas vu d’un bon œil son retour après cinq ans d’absence.

Mais pour les suiveurs distants comme moi, c’est un véritable attrait. Et je pense que, pour un sport relativement confidentiel, c’est toujours bon à prendre. D’autant plus qu’Hirscher n’a pas été ridicule !

Pogacar, on en a pas fini

Depuis le début de sa carrière à succès précoce, il laisse planer le doute quant à un arrêt peut-être relativement tôt de sa carrière de cycliste.

Les spécialistes se posent aussi la question dans tous les sports : avec des carrières qui commencent de plus en plus tôt, les sportifs s’arrêteront-ils plus tôt eux aussi ?

Pour Pogacar, on a un début de réponse. Son contrat avec UAE a été prolongé jusqu’en 2030. Il aura alors 32 ans — pas si jeune.

Autre point intéressant autour de cette prolongation : le salaire, estimé à environ 8 millions d’euros par an, selon les rumeurs.

À mettre en perspective avec la morosité ambiante qui règne dans les équipes françaises, lesquelles peinent à boucler des budgets globaux de 20 millions d’euros

2 médias intéressants

Le ping prend la lumière

La hype des JO aurait pu retomber. Comme souvent pour les sports mineurs, ils bénéficient d’une forte audience le temps de la quinzaine, puis replongent dans l’anonymat pendant quatre ans.

Ce n’est pas le cas pour le tennis de table, et je fais partie de ceux qui en sont séduits. Moi, pourtant suiveur assidu de foot, je me suis rabattu sur les matchs du WTT de Montpellier, faute de pouvoir voir les matchs de L1.

La présence des frères Lebrun, qui jouaient à domicile, la gratuité de la retransmission accessible sur YouTube et Twitch, la qualité de la réalisation, le format et l’intensité des matchs : c’était l’événement à suivre ce week-end.

Kilian Bron – Dolomites

Dans sa dernière vidéo disponible sur YouTube, Kilian Bron nous emmène avec lui dans ses aventures de pilote VTT Freeride.

Souvent, ce type de vidéo est agréable à regarder car dynamique et met en scène des exploits que nous serions bien incapables de réaliser.

Mais ici, la vidéo, ou plutôt le documentaire, met en valeur l’ensemble du décor et son envers.

Tourné dans les Dolomites, il aborde notamment l’histoire de ces lieux marqués par les affrontements de la Première Guerre mondiale.

Au-delà de la beauté des paysages et des parcours VTT, il nous invite à réfléchir sur notre façon de consommer ces espaces naturels.

1 débat

Plus d’humain, moins de VAR ?

Rares sont les week-ends de L1 sans polémiques autour de l’arbitrage. Et le match OM-PSG ne déroge pas à la règle, avec un carton rouge sorti rapidement dans la rencontre.

Comme à chaque fois, chaque camp s’oppose et la subjectivité règne. Certains y voient une faute grossière, d’autres une quasi-simulation.

Étonnant, quand on pense que la VAR était censée tout régler… Sommes-nous sur le point de découvrir que l’arbitrage, bien qu’encadré par des règles, repose surtout sur l’interprétation ? Hier, selon l’angle de la caméra, l’interprétation de la faute a varié, même objectivement.

Fait appréciable, l’arbitre est venu commenter sa décision après le match. Cela semble avoir apaisé les esprits. Preuve que l’humanisation de l’arbitrage est peut-être la clé.

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