Itinéraire de la semaine – 11 novembre

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Comme chaque semaine, retour sur trois faits marquants de l’actualité sportive, deux découvertes média (podcast, lecture, vidéo, …) et un débat ou une prise de position qui ont attiré mon attention.

3 faits marquants

Trail, la foire aux medocs ?

À l’occasion des Templiers,course de renommée internationale, les organisateurs, très impliqués dans la lutte contre le dopage, ont décidé de renforcer les contrôles.

En plus des contrôles régis par le Code mondial antidopage et effectués par l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage), ils ont choisi d’aller plus loin.

En collaboration avec l’association antidopage Athletes for Transparency, ils ont testé la présence de produits non interdits mais potentiellement dangereux, comme les anti-inflammatoires. Résultat ? 50 % des athlètes testés se sont révélés positifs.

Je trouve remarquable que certains dans le trail soient précurseurs pour mettre en lumière ces pratiques dopantes non sanctionnables. Je connais d’autres sports où même les contrôles concernant les substances interdites sont souvent passés sous silence.

10km, ça laisse rêveur

Il y a certains sports où il est difficile d’estimer et d’appréhender le niveau des meilleurs. Mais il y a un sport, sans doute le plus simple, où c’est facile : la course à pied.

Tout le monde a déjà couru. Certains, et de plus en plus, ont participé à quelques courses. Et le 10 km est l’une des distances les plus populaires et abordables.

Mais en fait, quand je dis « abordable », tout dépend de l’allure. N’essayez pas de suivre Étienne Daguinos. Ce samedi, à Lille, il a battu le record d’Europe du 10 km en 27’04 ».

Recalé des sélections olympiques malgré ses sacrifices (sur 5000 m piste), sa performance démontre aussi que, dans ce sport, les efforts finissent souvent par payer, même si ce n’est pas toujours au moment où on l’attend. Sa réaction à l’arrivée le confirme.

OL, la DNCG confirme

La semaine dernière, j’écrivais ici-même : « OL, les comptes ne sont pas bons ». Quoi qu’en pense le président John Textor, la DNCG, le gendarme financier des clubs de football professionnels, le confirme.

Cet organisme indépendant, chargé de veiller à la santé économique des clubs pour éviter les dérives, a décidé de reléguer l’OL en Ligue 2 à la fin de la saison. Cette mesure, prise à titre conservatoire, sert d’avertissement.

Du côté de l’OL, il faudra démontrer dans les prochaines semaines que les comptes se portent mieux. On peut compter sur notre éternel optimiste de président, archétype du businessman américain qui ne doute de rien.

Avec sa holding et la multipropriété, il est capable de nous concocter un montage financier pour nous sauver. Mais du génie de la finance au gros margoulin, il n’y a qu’un pas… Bordeaux en sait quelque chose.

2 médias intéressants

Fatch x Armand Duplantis

Fatch, c’est une chaîne YouTube relativement récente. L’algorithme, qui me connaît bien, m’a souvent proposé ses contenus. Des amis aussi, d’ailleurs.

Le concept est simple : en une trentaine de minutes, le narrateur raconte l’histoire d’un athlète ou d’un événement sportif. Pourtant, je n’avais jamais vraiment porté d’intérêt à ces vidéos.

En fait, les sujets abordés ne m’attiraient pas, car, bien souvent, je connais déjà les histoires.

Mais cette fois, j’ai voulu casser mes a priori en regardant la dernière vidéo proposée. Et j’ai bien fait.

Certes, je connaissais l’histoire de Duplantis et la science qui se cache derrière un saut en hauteur. Mais je comprends maintenant pourquoi cette chaîne fait parler d’elle : le narratif est excellent, les idées sont bien exposées, le tout est complet et fluide.

Rugby, l’origine du mal

Le rugby est un sport que j’apprécie. Samedi encore, je me suis régalé devant France – Nouvelle-Zélande. Par contre, il y a une petite musique que j’ai toujours détestée : ces sacro-saintes « valeurs saines » du rugby, souvent mises en opposition avec le « foot décadent ».

Je comprends très bien pourquoi certains se satisfont et veulent croire à ce pseudo-constat, mais je ne vais pas parler politique ici.

Par contre, j’invite tous ceux qui aiment les nuances et la curiosité à lire la longue enquête que L’Équipe consacre aux dérives présentes dans le rugby.

L’actualité récente (racisme, viols, violences, drogues) n’a échappé à personne. Et ici, le journaliste tente de comprendre les mécanismes qui montrent que le rugby n’est pas si « sain » : virilisme à outrance, culture de la domination, omerta

1 débat

Sport, pas politique ?

Même débat que la semaine dernière. Et, oui, l’actualité m’a donné raison.

Pour rappel, je dénonçais l’hypocrisie de ceux qui clament que le sport ne doit pas être politique. En réalité, ces mots ne sont prononcés que lorsque le fait politique en question ne leur convient pas.

Exemple : la banderole en soutien à la Palestine brandie par les supporters du PSG.

Et bien, ça n’a pas loupé. Certains de ceux qui ont dénoncé cette banderole étaient présents au match France-Israël. Des visages qu’on ne voit jamais à d’autres matchs, mais qui, cette fois, étaient bien là.

Je n’ai aucun problème à ce qu’ils soutiennent qui ils veulent. Mais, la même semaine, dire : « Le sport doit être apolitique », puis se rendre au stade pour faire passer un message politique… Chapeau.

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