Itinéraire de la semaine – 16 décembre

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Comme chaque semaine, retour sur trois faits marquants de l’actualité sportive, deux découvertes média (podcast, lecture, vidéo, …) et un débat ou une prise de position qui ont attiré mon attention.

3 faits marquants

Biathlon au Grand-Bornand

L’étape de Coupe du Monde de biathlon au Grand-Bornand a encore une fois tenu ses promesses.

Si les résultats des Français ont été en dent de scie cette année, le spectacle, lui, était au rendez-vous. Entre les courses serrées, les performances de haut niveau et une ambiance de fête, difficile de ne pas se laisser emporter.

Ce qui impressionne le plus, c’est la ferveur du public. Les tribunes pleines à craquer, les encouragements à chaque tir, les drapeaux tricolores qui flottent sans discontinuer : tout cela donne envie d’aller découvrir cette étape sur place un jour.

D’ailleurs, les athlètes eux-mêmes ne s’y trompent pas. Beaucoup le disent : Le Grand-Bornand est leur étape préférée du circuit, grâce à l’engouement unique des spectateurs et la beauté du cadre. Une fête que l’on espère voir durer malgré les conditions d’enneigement de plus en plus incertaines.

F1, l’intérêt renouvelé

La promotion d’Isack Hadjar en Formule 1 est une belle surprise pour le sport automobile français. Je ne le connais pas en détail, mais j’ai déjà vu quelques reportages sur lui : un jeune prodige, déterminé et talentueux, souvent présenté comme le futur du sport auto en France.

Personnellement, son arrivée va clairement relancer mon intérêt pour la F1, au moins pendant un temps. J’ai hâte de voir comment il va s’adapter, performer et évoluer. D’autant plus que, pour être honnête, Ocon et Gasly me donnent l’impression de stagner un peu ces dernières saisons. Avec Hadjar, il y a quelque chose de nouveau, une promesse à surveiller.

Dans le même temps, la signature de Lewis Hamilton chez Ferrari me donne aussi envie de suivre cette saison. Entre le défi d’Hamilton avec une nouvelle écurie et la montée en puissance de ce jeune talent français, il y a vraiment de quoi raviver l’intérêt pour les Grands Prix.

Vonn, retour gagnant

Ce week-end, Lindsey Vonn a signé son grand retour en Coupe du Monde de ski à Saint-Moritz, près de six ans après sa retraite. À 40 ans, elle a terminé 14ᵉ du super-G, une performance impressionnante qui témoigne de son niveau encore très compétitif, malgré 6 ans d’absence.

Je dois avouer que j’avais quelques doutes sur sa capacité à revenir à un tel niveau, craignant un retour éphémère similaire à celui de Marcel Hirscher. Mais force est de constater qu’elle est immédiatement dans le coup.

Ce retour apporte une lumière nouvelle sur le ski alpin, un sport que je suis souvent en toile de fond tout l’hiver. Voir une légende comme Vonn revenir et performer ainsi me donne envie de suivre les prochaines manches de la Coupe du Monde avec une attention renouvelée.

2 médias intéressants

L’ After Foot spécial OM

Même si je suis un peu moins l’After Foot ces derniers temps – l’ambiance cacophonique me lasse parfois – certaines émissions spéciales restent incontournables. C’est le cas de l’épisode dédié à l’OM, diffusé récemment, avec Medhi Benatia en invité principal.

Ce qui m’a intéressé, c’est d’entendre un dirigeant partager sa vision, un exercice finalement assez rare. L’OM se structure, et c’était l’occasion d’avoir un éclairage sur les orientations du club.

Mais l’émission m’a aussi surpris sur un autre point : la mise en avant des groupes ultra. J’ai découvert des initiatives méconnues, comme celle d’un membre jeune diplômé d’HEC qui a créé une structure pour accompagner des jeunes ultras vers les grandes écoles.

Ce genre d’exemple casse les clichés habituels. Les groupes ultra, ce ne sont pas seulement des supporters passionnés ou parfois turbulents, mais aussi des acteurs sociaux, souvent ignorés, qui jouent un rôle important dans leur communauté.

Au tour de C.Prudhomme

Dans sa dernière vidéo, Charly, alias SeriousCharly sur les réseaux, reçoit à nouveau Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, pour une interview « apéro ».

Et franchement, c’est un régal. Sur la forme, c’est impeccable : Prudhomme, ancien journaliste et amoureux du Tour, est un conteur hors pair. On pourrait l’écouter parler de la Grande Boucle pendant des heures.

Au-delà des discussions et de ses anecdotes passionnantes sur les orientations passées et futures du Tour – parcours, sécurité, ou même le débat sur la suppression du maillot blanc – Prudhomme partage aussi des éléments plus personnels. Il revient sur son propre parcours, ses débuts dans le journalisme et ses liens profonds avec le Tour de France, qu’il suit depuis toujours.

Ces moments rendent l’échange encore plus riche et authentique, une vraie immersion dans l’univers de l’homme derrière cet événement mythique.

1 débat

Rentabilité ou visibilité ?

Ce week-end, la Coupe de France de football a eu lieu dans une relative indifférence médiatique. Diffusée principalement sur BeIn Sports et, pour quelques rares rencontres, sur France TV, cette compétition perd peu à peu de sa visibilité. À force de privilégier les droits TV et la recherche de rentabilité immédiate, on finit par sacrifier l’exposition. À moyen terme, je crains que cela n’entraîne un véritable désintérêt du public.

À l’opposé, le biathlon offre un contre-exemple fascinant. La chaîne L’Équipe, qui vient de prolonger la diffusion de la Coupe du Monde jusqu’en 2030, a permis à ce sport de gagner une popularité incroyable en restant accessible à tous. Avec des audiences souvent supérieures à un million de spectateurs, le biathlon a su séduire bien au-delà de son public initial, alors qu’il reste un sport confidentiel en termes de pratiquants.

Ce contraste soulève une vraie question : faut-il viser uniquement la rentabilité à court terme, ou privilégier une diffusion plus large pour construire un lien durable avec les spectateurs ?

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