Itinéraire de la semaine – 06 janvier

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Comme chaque semaine, retour sur trois faits marquants de l’actualité sportive, deux découvertes média (podcast, lecture, vidéo, …) et un débat ou une prise de position qui ont attiré mon attention.

3 faits marquants

Cyclisme, bientôt la reprise

Début janvier est une période particulièrement excitante pour les passionnés de cyclisme. Les équipes professionnelles dévoilent les calendriers de leurs principaux coureurs, offrant un avant-goût alléchant de la saison à venir. C’est un moment où l’on peut commencer à imaginer les scénarios de course, à l’instar de la révélation des parcours des Grands Tours.

En tant que suiveur assidu, je me surprends à élaborer des pronostics, à anticiper les stratégies des équipes et à débattre des choix de courses de chaque leader. C’est une sorte de reprise en douceur, une manière de raviver la passion après la trêve hivernale.

Cette période permet aussi de patienter avant le début effectif de la saison, qui commencera très bientôt en Australie avec le Tour Down Under, prévu du 21 au 26 janvier. C’est le moment du rêve, celui où toutes les possibilités semblent permises, où la course n’est pas encore écrasée par une seule et même personne. Mais la réalité nous rattrapera peut-être rapidement…

Rugby, mauvaise pub

En tant que suiveur assez régulier de rugby, j’ai été intrigué par le battage médiatique entourant le match entre les Sharks et le Stade Toulousain, présenté comme l’affrontement ultime entre les meilleures équipes des hémisphères nord et sud. Certains y voyaient même une revanche du quart de la Coupe du Monde 2023 entre la France et l’Afrique du Sud.

Curieux, j’ai donc décidé de regarder la rencontre. Malheureusement, ma déception fut grande. Le match s’est révélé brouillon, loin de l’intensité attendue. Le Kings Park Stadium de Durban était à moitié vide, créant une ambiance morne, accentuée par la présence envahissante d’un DJ.

Cette expérience m’a laissé perplexe quant à l’initiative d’inclure des équipes de l’hémisphère sud dans la Champions Cup. Loin de dynamiser la compétition, ce match a offert une publicité peu flatteuse pour le rugby.Il est peut-être temps de reconsidérer ces innovations.

OL, l’instabilité permanente

En tant que supporter lyonnais, je ne peux qu’être désorienté par la situation actuelle du club. Cette semaine a encore montré à quel point tout semble agité. La vente de Maxence Caqueret, un pur produit de l’académie, n’est peut-être pas une mauvaise décision en soi. Elle est surtout symptomatique d’une perte d’identité qui, avec la possible vente de l’académie elle-même, pourrait aller trop loin. On se demande jusqu’où le club est prêt à brader ce qui fait sa force depuis toujours.

En parallèle, l’appel auprès de la DNCG n’a rien changé. Les sanctions sont maintenue. Et comme souvent, cette instabilité en coulisses rejaillit sur le terrain. La défaite du week-end en est une preuve : on pensait enfin atteindre un semblant de sérénité sportive, mais tout semble à nouveau vaciller.

Ce qui me dérange le plus, c’est que chaque jour, une nouvelle affaire éloigne un peu plus les supporters de ce qui devrait être l’essentiel : le football. Entre les rumeurs financières et les départs de nos joueurs, difficile de vibrer pour le jeu. À ce rythme, on risque de perdre ce lien si précieux avec notre club de cœur.

2 médias intéressants

Alternative football x LE Five

Cette semaine, j’ai écouté un épisode du podcast Alternative Football de So Foot, et je le recommande vivement. Avec leur slogan, « Le football est un jeu simple, dont beaucoup parlent, mais un univers complexe, que peu connaissent vraiment« , ils posent des questions qui dépassent le terrain.

Dans cet épisode, ils s’interrogent : le foot pratiqué dans un centre privé, comme Le Five, est-il compatible avec le football populaire ? Pour y répondre, ils reçoivent le créateur de Le Five, acteur majeur du foot à 5 en indoor.

Pour moi, qui ai souvent joué dans ce type de structure, c’était passionnant. On découvre son parcours, ses idées, et comment il a adapté son projet au fil du temps. Au-delà du business, le podcast explore la transformation des pratiques et leur impact sur les valeurs du football populaire.

Un échange riche et éclairant, qui montre comment le sport peut, encore une fois, permettre d’aborder des questions aux enjeux plus larges.

L’Equipe, histoire de Unes

Cette semaine, une Une de L’Équipe m’a marqué : un portrait de Zidane accompagné d’un message puissant, « Qu’il revienne« . En tant que lecteur assidu, je sais que leurs Unes peuvent être un vrai déclencheur pour acheter le journal, et celle-ci ne fait pas exception.

Malgré le manque de diversité, sans doute regrettable, dans la presse sportive quotidienne en France , L’Équipe reste une référence incontournable, concentrant une richesse historique autour du sport. Pour les amateurs de sport et de presse, je recommande vivement le livre « L’Équipe, 1000 Unes », qui rassemble une sélection de couvertures parmi les plus marquantes du journal.

Ce livre permet d’observer l’évolution graphique des Unes au fil des époques et de revivre les grands moments du sport. On y trouve également une interview du rédacteur en chef, qui explique le processus de création d’une Une : débats, enjeux éditoriaux et pressions extérieurs.

Un ouvrage à feuilleter pour se replonger dans l’histoire du journal et du sport.

1 débat

Deschamps, mauvais timing ?

Didier Deschamps a annoncé qu’il quittera son poste après la Coupe du Monde 2026. Une décision qui pose la question du timing : était-ce vraiment le bon moment pour officialiser son départ, ou aurait-il mieux valu procéder autrement ?

Certains diront que cette annonce offre de la clarté et permet d’anticiper la transition. Mais pour moi, ce timing est une erreur. En annonçant son départ trois ans à l’avance, Deschamps crée une dynamique bancale. Le groupe sait qu’il ne sera plus là, et les débats sur son successeur ont déjà commencé. Cette situation peut rapidement parasiter les performances et nuire à la motivation collective.

Je pense qu’il aurait été préférable qu’il annonce son départ l’été dernier. Après un cycle riche en succès, il aurait pu passer le relais à un nouveau sélectionneur, capable d’apporter une vision différente, notamment en termes de jeu. Là, on prolonge un cycle qui, selon moi, a déjà fait son temps, avec une transition qui risque de manquer de sérénité. Ce choix de timing, je le regrette.

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